aides à la création 2015

Heureux d’être lauréat de l’aide à la création musicale organisé en 2015 par la province sud de Nouvelle Calédonie pour mon 1er album Let’s fall in love.
Ce projet voit le jour en Europe, il y a 3 ans. Sous le pseudo incontroL, je produis de la musique puis enregistre des musiciens pour construire mes morceaux. Sur ce projet certains sont européens et d’autres néo-calédoniens.
La date de sortie de l’album est prévue pour 2017.

> plus d’info sur l’aide à la création de la Province Sud

the good vibes interview

Même si le blog “the good vibes” n’existe plus aujourd’hui, voilà une interview réalisée par Juan Viera Lopez en Aout 2014.

Salut Jul, pour démarrer peux tu te présenter brièvement, histoire que les gens en sachent un peu plus sur toi, et nous dire ce qui a fait que tu t’es mis à la production ?

Après plusieurs années à Toulouse, Paris et Lyon, je n’ai finalement plus d’appart. Je trouve mon équilibre sur la route, entre les grandes villes et la nature. Je pars en tournée en Australie en Novembre, puis je m’installe en Nouvelle Calédonie, ou j’ai passé mon adolescence et ou vit ma famille. Je veux vivre au soleil, proche de la nature, de l’océan et y monter mon studio.

Je me suis mis à la production à Toulouse dans les années 2000 avec un PC et une soundblaster. Tous mes amis étaient DJ’s, c’était les premières soirées jungle, la grande époque Ninja Tune …

Quand tu commences un nouveau morceau, est-ce que tu commences naturellement attaquer un beat ou plutôt une mélodie etc … ?

Ca dépend toujours … J’écoute pas mal de jazz, de soul et de blues. Je mets de coté le meilleur et j’importe ça dans Live. Je warp, repère les parties intéressantes. Je joue avec et je commence à créer le rythme. Ensuite, ça m’arrive de remplacer le sample, ou d’en ajouter d’autres par dessus. Finalement y a pas vraiment de méthode. Je cherche l’originalité et le groove avant tout. Ca arrive que le morceau final n’ai rien à voir avec l’idée de départ.

Je cherche au maximum et de plus en plus à travailler avec d’autres producteurs.

Est ce que tes études t’ont apporté quelque chose de concret pour la réussite dans ce que tu fais, ou absolument rien à voir ?

Je suis diplômé en école de commerce à Toulouse, mon premier job a été commercial pour un fabriquant d’enceintes. J’ai découvert le monde de la Hi-Fi, rencontrés plein de passionnés et j’ai eu la chance de faire des écoutes magiques sur de gros gros systèmes, dans des auditoriums incroyables. J’avais envie d’aller plus loin dans le son, donc j’ai arrêté ce job et je suis parti me former sur le tas, en studio, à Montreuil.

Les études m’ont permis de ne pas partir en vrille, à l’époque. Monter des projets, travailler en équipe, réussir à se vendre, faire sa com, oui ça m’a aidé, avec le recul, c’est certain !

Sur quel logiciel as-tu commencé ? Et est-ce celui sur lequel tu bosses encore aujourd’hui ou as tu évolué d’années en années ?

Le 1er était Rebirth. Puis rapidement Soundforge et Acid. J’ai à peu près tout utilisé par la suite … Fruity Loops, Cubase, Pro Tools, Ableton Live et Logic.

Aujourd’hui, je crée avec Ableton Live, je pré-mixe, puis j’exporte le tout dans Cubase ou je finalise le mix. J’ai aussi une MPC 3000 et un Octatrack avec lesquels je m’amuse. Je fais toujours appel à un professionnel pour le mastering.

Quels sont les noms de vos 3 monstres sacrés de la production, les mecs qui ont fait (directement ou indirectement) que tu fais du son aujourd’hui ?

Hum !! dur à dire … J’ai tellement d’influences diverses ! Je ne sais pas pourquoi je fais du son aujourd’hui, mais parmi ceux qui ont compté pour moi : ceux qui ont fait le son Blue Note, les jamaïcains qui ont posé les bases de la musique électronique en mixant la basse en avant, les bricoleurs de la Disco, la culture edit et du remix. Dans le son, tous les courants et innovations sont le fruit d’un ensemble, rarement d’une personne isolée (producteur, musiciens, public, patrons de club, radios, djs, etc…)

Question The Good Vybe : quel est ton casque pour la production ?

Héhé bonne question. Comme je suis toujours sur la route, je me suis habitué à produire au casque. Je viens d’acheter un Audio Technica ATH-M50x et j’en suis très content. Avant j’avais un Shure excellent aussi dont je ne me rappelle plus la référence. Je déconseille les Pionners et Dc Dre, plus y a du marketing, plus faut se méfier … En petit budget j’ai été agréablement surpris par les KRK. Je vais m’en prendre un pour les DJ set, le son est bon et ils ont l’air incassables. Les gouts et les couleurs … Playlistez 5 tracks que vous connaissez par coeur, dans différents styles, allez écouter dans les shops, comparez et choisissez à l’intuition, non pas uniquement avec les comparatifs des magazines.

Quels sont les projets à venir (court et moyen terme) ?

Je suis en train de boucler mon 1er album avec Stabfinger, un producteur franco-italien avec qui ça colle bien. Ca serra plus break et downtempo que ce que je fais d’habitude.

Un nouvel EP est en préparation avec Wolfgang Lohr à Berlin, un autre avec K.D.S de Toulouse.

Je travaille aussi sur plusieurs Remixs … D’autres albums sont déjà dans ma tête et l’envie de travailler avec de vrais musiciens pour revenir vers des projets live à l’avenir.

Le mot de la fin pour vos lecteurs

Pour ceux et celles qui produisent, ne vous perdez pas dans la technique, les milliards de plugins et VST existant, pensez d’abord à la musique et à finaliser vos projets. Faites vous aider, demandez des conseils. Evitez la course au matériel. Les meilleurs producteurs ont le plus souvent, un ordi, une carte son, un clavier et des bons moniteurs. Si vous ne sortez rien avec ça, pas la peine d’acheter plus, essayer d’exploiter ça à fond déjà …

Un dernier conseil, avant de mettre des compresseurs et autres effets partout, comprenez bien les équaliseurs, c’est eux qui sculptent le son …

Il faut persévérer, passer du temps, beaucoup de temps … Il faut savoir pourquoi on le fait et ne pas oublier de s’amusez.