the good vibes interview

MĂŞme si le blog “the good vibes” n’existe plus aujourd’hui, voilĂ  une interview rĂ©alisĂ©e par Juan Viera Lopez en Aout 2014.

Salut Jul, pour dĂ©marrer peux tu te prĂ©senter brièvement, histoire que les gens en sachent un peu plus sur toi, et nous dire ce qui a fait que tu t’es mis Ă  la production ?

Après plusieurs annĂ©es Ă  Toulouse, Paris et Lyon, je n’ai finalement plus d’appart. Je trouve mon Ă©quilibre sur la route, entre les grandes villes et la nature. Je pars en tournĂ©e en Australie en Novembre, puis je m’installe en Nouvelle CalĂ©donie, ou j’ai passĂ© mon adolescence et ou vit ma famille. Je veux vivre au soleil, proche de la nature, de l’ocĂ©an et y monter mon studio.

Je me suis mis Ă  la production Ă  Toulouse dans les annĂ©es 2000 avec un PC et une soundblaster. Tous mes amis Ă©taient DJ’s, c’Ă©tait les premières soirĂ©es jungle, la grande Ă©poque Ninja Tune …

Quand tu commences un nouveau morceau, est-ce que tu commences naturellement attaquer un beat ou plutĂ´t une mĂ©lodie etc … ?

Ca dĂ©pend toujours … J’Ă©coute pas mal de jazz, de soul et de blues. Je mets de cotĂ© le meilleur et j’importe ça dans Live. Je warp, repère les parties intĂ©ressantes. Je joue avec et je commence Ă  crĂ©er le rythme. Ensuite, ça m’arrive de remplacer le sample, ou d’en ajouter d’autres par dessus. Finalement y a pas vraiment de mĂ©thode. Je cherche l’originalitĂ© et le groove avant tout. Ca arrive que le morceau final n’ai rien Ă  voir avec l’idĂ©e de dĂ©part.

Je cherche au maximum et de plus en plus Ă  travailler avec d’autres producteurs.

Est ce que tes Ă©tudes t’ont apportĂ© quelque chose de concret pour la rĂ©ussite dans ce que tu fais, ou absolument rien Ă  voir ?

Je suis diplĂ´mĂ© en Ă©cole de commerce Ă  Toulouse, mon premier job a Ă©tĂ© commercial pour un fabriquant d’enceintes. J’ai dĂ©couvert le monde de la Hi-Fi, rencontrĂ©s plein de passionnĂ©s et j’ai eu la chance de faire des Ă©coutes magiques sur de gros gros systèmes, dans des auditoriums incroyables. J’avais envie d’aller plus loin dans le son, donc j’ai arrĂŞtĂ© ce job et je suis parti me former sur le tas, en studio, Ă  Montreuil.

Les Ă©tudes m’ont permis de ne pas partir en vrille, Ă  l’Ă©poque. Monter des projets, travailler en Ă©quipe, rĂ©ussir Ă  se vendre, faire sa com, oui ça m’a aidĂ©, avec le recul, c’est certain !

Sur quel logiciel as-tu commencĂ© ? Et est-ce celui sur lequel tu bosses encore aujourd’hui ou as tu Ă©voluĂ© d’annĂ©es en annĂ©es ?

Le 1er Ă©tait Rebirth. Puis rapidement Soundforge et Acid. J’ai Ă  peu près tout utilisĂ© par la suite … Fruity Loops, Cubase, Pro Tools, Ableton Live et Logic.

Aujourd’hui, je crĂ©e avec Ableton Live, je prĂ©-mixe, puis j’exporte le tout dans Cubase ou je finalise le mix. J’ai aussi une MPC 3000 et un Octatrack avec lesquels je m’amuse. Je fais toujours appel Ă  un professionnel pour le mastering.

Quels sont les noms de vos 3 monstres sacrĂ©s de la production, les mecs qui ont fait (directement ou indirectement) que tu fais du son aujourd’hui ?

Hum !! dur Ă  dire … J’ai tellement d’influences diverses ! Je ne sais pas pourquoi je fais du son aujourd’hui, mais parmi ceux qui ont comptĂ© pour moi : ceux qui ont fait le son Blue Note, les jamaĂŻcains qui ont posĂ© les bases de la musique Ă©lectronique en mixant la basse en avant, les bricoleurs de la Disco, la culture edit et du remix. Dans le son, tous les courants et innovations sont le fruit d’un ensemble, rarement d’une personne isolĂ©e (producteur, musiciens, public, patrons de club, radios, djs, etc…)

Question The Good Vybe : quel est ton casque pour la production ?

HĂ©hĂ© bonne question. Comme je suis toujours sur la route, je me suis habituĂ© Ă  produire au casque. Je viens d’acheter un Audio Technica ATH-M50x et j’en suis très content. Avant j’avais un Shure excellent aussi dont je ne me rappelle plus la rĂ©fĂ©rence. Je dĂ©conseille les Pionners et Dc Dre, plus y a du marketing, plus faut se mĂ©fier … En petit budget j’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surpris par les KRK. Je vais m’en prendre un pour les DJ set, le son est bon et ils ont l’air incassables. Les gouts et les couleurs … Playlistez 5 tracks que vous connaissez par coeur, dans diffĂ©rents styles, allez Ă©couter dans les shops, comparez et choisissez Ă  l’intuition, non pas uniquement avec les comparatifs des magazines.

Quels sont les projets Ă  venir (court et moyen terme) ?

Je suis en train de boucler mon 1er album avec Stabfinger, un producteur franco-italien avec qui ça colle bien. Ca serra plus break et downtempo que ce que je fais d’habitude.

Un nouvel EP est en préparation avec Wolfgang Lohr à Berlin, un autre avec K.D.S de Toulouse.

Je travaille aussi sur plusieurs Remixs … D’autres albums sont dĂ©jĂ  dans ma tĂŞte et l’envie de travailler avec de vrais musiciens pour revenir vers des projets live Ă  l’avenir.

Le mot de la fin pour vos lecteurs

Pour ceux et celles qui produisent, ne vous perdez pas dans la technique, les milliards de plugins et VST existant, pensez d’abord Ă  la musique et Ă  finaliser vos projets. Faites vous aider, demandez des conseils. Evitez la course au matĂ©riel. Les meilleurs producteurs ont le plus souvent, un ordi, une carte son, un clavier et des bons moniteurs. Si vous ne sortez rien avec ça, pas la peine d’acheter plus, essayer d’exploiter ça Ă  fond dĂ©jĂ  …

Un dernier conseil, avant de mettre des compresseurs et autres effets partout, comprenez bien les Ă©qualiseurs, c’est eux qui sculptent le son …

Il faut persĂ©vĂ©rer, passer du temps, beaucoup de temps … Il faut savoir pourquoi on le fait et ne pas oublier de s’amusez.

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